Préface de Derrick de Kerckhove

Tatiana Bazzichelli est une chercheuse et critique militante de la culture numérique. Ce livre est un tournant dans la théorie critique qu’elle a commencé à développer dans les années 90 alors qu’elle étudiait la sociologie. Son intérêt pour la connexion entre l’art et les médias a mûri à l’intérieur du champ académique, ce qui l’a amenée à en étudier les implications sociales et politiques. Elle s’est ensuite concentrée pleinement sur les thèmes de l’art et de l’éthique hacker et a collaboré directement avec les communautés de hackers Italiens indépendants ainsi que des activistes en réseau du secteur artistique.

Ce livre suit l’itinéraire chronologique de sa documentation des champs de l’art et de l’activisme numérique. C’est une quête qui n’est pas purement personnelle; qui raconte certaines des expériences de nombreuses autres personnes ayant commencé des expérimentations artistiques et technologiques en Italie durant les années 80. Ce type d’écrit que j’appelle « autobiographies globales », dans le sens où elles connectent une histoire personnelle à différents domaines d’activités globalisés. Ce livre se situe dans le contexte de l’évolution du projet de réseau artistique AHA: Activism-Hacking-Artivism. Une initiative débuté en 2001 par Bazzichelli dans le cadre d’un projet de valorisation de l’art sur Internet et visant également à donner une plus grande visibilité à la culture numérique Italienne, AHA a contribué à la création d’un vaste réseau relationnel et de nombreux projets.

L’activisme Italien et le net.art sont peu connus du reste du monde. Il fallait remédier à cette situation, puisque les Italiens, comme dans bien d’autres domaines et, à leur façon inimitable, sont aussi innovants en ligne que hors ligne. L’exportation de la pensée Italienne sur les médias et les technologies en réseaux est une sorte de vocation que je suis de suis attentivement au travers de plusieurs institutions en Italie: la Faculté de Sociologie à l’Université Federico II de Naples, et le centre de recherche M Node de l’Académie des Beaux Arts de Milan (NABA). Le Programme McLuhan de l’université de Toronto est une plateforme potentielle de diffusion de l’hacktivisme et des chemins artistiques Italiens comme mentionnés dans le livre.

En pénétrant au coeur des dynamiques de réseau actuelles, dans de complexes processus sur Internet, chacun notera que plutôt que l’habituelle focalisation sur les moyens technologiques, il y a une tendance croissante a s’intéresser aux personnes, leur façon d’entrer en contact, leurs amitiés et relations socio-culturelles, ainsi que leur enracinement dans la réalité de leurs lieux de vie. Il n’y a pas très longtemps, on parlait beaucoup de virtuel, mais aujourd’hui, il est clair que ce sont bien des personnes en chair et en os et pas seulement des machines qui constituent le réseau.

Le réseau de participation, la formation de réseaux ou de relations au travers de la technologie est un phénomène mondial de plus en plus omniprésent, et l’analyse des méthodes par lesquelles ces réseaux se forment est devenu une nécessité pour celles et ceux qui traitent de culture numérique. Chacun ne peut pas se limiter à uniquement analyser des contenus singuliers se trouvant sur internet, mais devrait plutôt essayer de comprendre les liens qu’entretiennent au moment présent, et de façon approfondie les personnes qui créent de tels contenus. Il est indispensable par conséquent de considérer les dimensions sociales de ces liens. Ce livre se veut donc une contribution à une meilleure considération des communautés de networkers Italiens.

En citant la fameuse phrase de Marshall McLuhan « le médium est le message »1, on pourrait dire aujourd’hui que le réseau est le message du médium Internet. Le phénomène du réseau a été anticipé par la pratique du mail art bien avant que Internet n’ait été élaboré, de la même manière que le pointillisme de Seurat peut être considéré comme préfigurant les développements ultérieurs de l’image télévisuelle. Jusqu’à récemment en Amérique, le terme réseau désignait le médium télévisuel, mais aujourd’hui cela concerne une dimension liée à une plus large et vaste réalité, qui est Internet. Le réseau est devenu « un maillage d’interactions sociales », c’est le message transmis par le médium Internet, à son tour réseau permettant la transmission.

Ce réseau de relations représente le message du réseau technique. Si le médium conditionne le message (bien que convergeant au travers de Internet, la télévision, les livres, la radio, les téléphones fixes et les téléphones cellulaires, font transiter des messages spécifiques), sur Internet (un médium basé sur la création de réseaux de connexions), le message réside dans les relations sociales tissées par ces médias.

Tout ceci nous entraîne vers le rôle de l’utilisateur. McLuhan a souvent plaisanté sur le fait que « Si le médium est le message, alors l’utilisateur est le contenu ». Ce qu’il laisse entendre, je pense, est que les médias ne sont pas juste des supports ou des contenants de messages, mais bien leurs environnements primaires. Ainsi, le médium prend tour à tour la forme du contenu et de l’utilisateur. Si le médium conditionne le message, l’utilisateur devient le contenu de ce message et cela vaut pour toutes les formes de réseautage. Avec l’extension du réseau Internet, la position de chacun parmi le flux d’informations a été modifiée: aujourd’hui, le net nous permet de diffuser nos pensées à un niveau mondial; chose qui était dans le passé tout simplement utopique, chacun peut désormais en expérimenter la concrétisation. Une fois en ligne, nous devenons littéralement le contenu d’Internet.

La structure du médium conditionne aussi la perception que chacun a de son identité: le fait que chacun soit aux manettes de la production et de la création de contenus numériques détermine aussi un changement dans les structures du net et dans nos façons de communiquer et d’interagir avec le monde extérieur. Nous portons une aura de communication tout autour de nous.

Dans le cas de la télé, les images télévisuelles rentrent en communication directe avec le corps du téléspectateur. La télévision s’adresse à l’intériorité de chacun et le faisceau d’électrons imprime ses dimensions sensorielles et émotionnelles directement dans le système nerveux du téléspectateur; c’est une forme d’action physique, qui est transmise par le son et des images en mouvement. Mais avec Internet, nous partageons la responsabilité de la création du sens avec la technologie; nous ne sommes pas seulement consommateurs de l’information, mais également producteurs, créateurs, et notre production devient une part active des dynamiques de réseau. Il suffit de regarder YouTube. Internet est un médium, qui contient en lui même tous les autres médias, de la même façon que le téléphone mobile résume à lui seul l’histoire des médias en réunissant la parole, l’écriture et l’électricité en un seul dispositif portable.

Avec Internet ou les téléphones mobiles, conçus comme des plateformes en réseau, un flux d’informations connectées est généré et diffusé mondialement et nos existences, avec leurs tendances propres, leurs préférences et connections spécifiques, deviennent un levier dans la production et réception de relations aussi bien que d’information. Comment l’utilisateur devient-il le contenu d’Internet? Tout d’abord, nous devons abandonner l’illusion qui nous fait croire que nous sommes des conteneurs d’information. L’utilisateur devient plutôt un producteur actif de cette information dans des pratiques telles que le partage de signets2 ou le taggage3.

Les logiciels sociaux, que ce soit les encyclopédies personnelles telles que Del.icio.us4, Small Worlds5 pour les rencontres humaines et les contacts professionnels, ou comme Flickr6 et YouTube7 pour partager des média personnels, peuvent être utilisés à la fois sur le plan professionnel ou amateur, chaque innovation renforçant la solidité et les possibilités du réseau.

La création de communautés en expansion basées sur des intérêts communs, dans lesquelles il est possible d’interagir et d’impliquer divers médias, est quelque chose que j’explique en examinant le concept d’« hypertinence ». Il s’agit d’un néologisme que j’ai créé afin de décrire l’exactitude croissante des rapports d’offre et de demande (et vice-versa) au travers des contenus sur Internet et au travers des contextes d’informations qui y sont créés. Un bon exemple d’hypertinence est le perfectionnement des moteurs de recherche et l’accès à l’information sur le net: désormais chacun passe en permanence de Yahoo à Google et de Google à Del.icio.us. Au travers de ces plateformes de réseaux sociaux telles que Del.icio.us, nous passons de Wikipédia, une forme de collaboration sur le net plus ou moins anonyme et néanmoins géniale, à la formation de myriades de réseaux d’intelligence connectée en-flux-tendus-en-ligne-à-la-demande impliquant diverses personnes partageant ainsi leurs intérêts particuliers.

Chacun donne accès à une page d’accueil personnelle depuis laquelle divers tags bifurquent, ce qui permet l’organisation d’éléments numériques tels que des photos, du texte, et des vidéos, tous répertoriés selon un catalogue spécifique de mots clés qui peuvent aussi être partagés entre différentes personnes. Ces catalogues deviennent accessibles à quiconque se connecte à la plateforme et a l’intention d’échanger des information ayant un contenu similaire. L’évolution du net démontre que, progressivement, sont crées de plus en plus de situations selon lesquelles la créations et et la production de connaissance sont toujours plus pertinentes et que l’accès à l’information devient un socle commun - un processus qui implique directement les personnes, les utilisateurs individuels qui tendent à s’améliorer personnellement dans le but de créer une cohérence plus forte dans leurs préférences personnelles.

La spécificité structurelle du net réside dans la commutation de paquets, tous les processus sur le net aboutissant au travers d’elle. Le principe technique sur lequel repose la commutation de paquets consiste à fragmenter chaque message dans de petits paquets d’informations, avant de les envoyer en ligne et de leur donner à chacun une adresse/identité spécifique ainsi qu’un code afin d’indiquer l’ordre dans lequel ils sont supposés être recombinés à l’arrivée. Grâce aux tags, il est possible de rendre le contenu de chacun accessible à une communauté mondiale sans toutefois définir une hiérarchie entre eux et entre leurs points d’accès. L’information partagée, les messages échangés, les goûts personnels indexés sur le net au travers de systèmes de tags interconnectés, offrent une évolution plus profonde des réseaux sociaux et permettent l’ajout d’un degré supplémentaire de maturité sur le net. Sur Del.icio.us, quiconque peut participer librement et gratuitement sans restriction. N’importe qui peut insérer son contenu, qu’il soit photographique ou textuel, et y associer des tags spécifiques, mots clés qui sont interprétés comme autant de connexions. Ces mots clés circulent parmi la communauté et au delà, et peuvent attirer d’autres personnes avec des centres d’intérêts communs, qui accéderont à leur tour à la plateforme et échangeront des informations et des documents. Les groupes d’intérêts thématiques générés sont du coup une forme d’évolution connectée des blogs, qui étaient la première forme de personnalisation du net et un exemple concret de réseau participatif, dans le cas où ils étaient associés avec d’autres blogs « amis » au travers de sujets similaires.

Un exemple simple permettant de comprendre comment les réseaux sociaux fonctionnent sur le net est celui de Flickr. Supposons que vous avez été invité à un mariage et que vous ayiez pris quelques photographies. Le site vous permet de les publier en ligne et d’y ajouter des descriptions en tapant les noms des personnes qui apparaissent sur les clichés. Vous pouvez aussi les laisser vierges, en espérant que quelqu’un d’autre présent au mariage, et qui s’est également connecté à Flickr, pour uploader ses propres photos ou pour voir celles qui ont été postées, connaisse les noms manquants. Flickr permet à ses utilisateurs d’ajouter les noms oubliés. Cet exemple permet de pointer du doigt le fait qu’à travers ces plateformes en réseau, chacun peut donner naissance à un réseau de connexions complexe, comme si chacun tenait à jour un Wikipédia personnalisé sur ses propres activités.

Des plateformes telles que Wikipédia, utilisent un mécanisme similaire, avec des interconnexions stratégiques, ce qui est cohérent avec le principe participatif, mais s’y oppose néanmoins au travers de certaines modalités de ses pratiques. Wikipédia est une encyclopédie libre en ligne et est rédigée par des contributeurs anonymes. Le taggage de plateformes telles que Del.icio.us ou Flickr, permet d’autre part la mise en avant de la présence d’utilisateurs spécifiques sur le net et donne au public un cliché d’un ensemble d’informations basées sur les intérêts de chacun. De cette façon, les contributions utiles bien que anonymes ont autant leur place en ligne que l’information personnalisée.

Ces deux projets sont des exemples de la systématisation technologique de la pensée connectée qui provient de l’intelligence de ceux et celles qui créent quelque chose d’utile et d’accessible au plus grand nombre.

Au travers de ces stratégies d’interconnexion, donnant la possibilité aux personnes de partager leur propre information par des méthodes de plus en plus sophistiquées, nous sommes en présence de ce que j’ai récemment décrit sous le terme d’« intelligence connectée », où le net accorde une place centrale aux stratégies d’auto-organisation. Sur ces plateformes, il n’y a pas de limite à la taille des contenus publiés et chacun peut les partager avec le monde entier, attirant plus spécifiquement les personnes partageant nos centres d’intérêt. Le taggage est une forme d’amélioration des réseautages sociaux, et donne la possibilité de créer une vaste conscience plurielle. Dans ces formes de connectivité, je vois une résurrection de l’aura, envisagée comme cet halo tactile mais imperceptible, créé par les connections informationnelles de chacun·e d’entre nous, telles que nos liaisons sentimentales et nos amitiés, qui sont toutes organisées sous la forme d’un tout étendu - un réseau de relations qui représente la façon dont nous interagissons avec notre environnement et ce que nous avons partagé jusque là. L’artiste devient un réseauteur et créé des possibilités d’échange entre personnes devenant partie prenante du réseau ainsi conçu, ce qui signifie, afin de poursuivre dans l’idée de l’aura, de jouir de toutes les connexions possibles qui pourront se présenter au sein du réseau. L’aura d’une personne connectée dans un système d’information professionnel et amical du net représente sa communicabilité et l’interconnexion de tous ses liens. Par exemple, notre ordinateur, notre téléphone mobile contiennent eux aussi l’aura de notre cohabitation dans ce monde, les messages que nous envoyons et recevons, la liste d’amis et de connaissances dans notre carnet d’adresse, les fichiers que nous avons sauvegardés et archivés, etc. Ce réseau nous appartient personnellement, et fait de nous des membres d’une communauté qui se rejoignent dans des systèmes hyper-cognitifs de la sphère informationnelle. Cela constitue notre persona numérique, malgré que la plupart de cela échappe entièrement à notre contrôle.

Dans le livre de Tatiana Bazzichelli, cette connexion est vue en tant que pratique artistique. Les plateformes d’interaction, les systèmes d’exploitation libre tels que GNU/Linux, les projets indépendants, expérimentaux ou communautaires et les mouvements d’hacktivistes sont présentés comme des oeuvres d’art. Le réseau lui même devient une oeuvre d’art. Quand j’étais membre du jury du Ars Electronic Festival à Linz en 1994, j’ai été confronté, parmi les quatre autres membres, Joi Ichi Ito, Franz Manola, Morgan Russell et Mitsuhiro Takemura, au besoin de formaliser des critères de jugement afin d’analyser les travaux envoyés dans la toute nouvelle catégorie d’art développé sur le net. Nous nous sommes demandés comment nous pouvions juger ces formes d’art, si c’était le médium www qui les soutenait, et nous avons alors décidé que la connectivité était le message8. Parmi les critères d’évaluation de la validité artistique d’un site web, j’ai proposé webness". Par webness j’entendais la qualité de la connectivité des projets. Ces critères nous ont mené à attribuer le prix Golden Nica à Linus Torvald lui même, pour avoir inventé et diffusé l’utilisation de Linux l’année précédente. En 1979, à la toute première edition du Ars Electronic Festival à Linz, la culture numérique était un thème avant-gardiste. Aujourd’hui, nous ne nous référons plus à une Utopie, mais nous succombons à la tentation d’interpréter en termes économiques et sociaux une période dans laquelle le progrès technologique est devenu la grammaire du présent. D’un coté, nous vivons dans une segmentation et spécialisation progressives, ce qui est démontré par la technique du taggage, et de l’autre coté, nous expérimentons une inclusion généralisée impliquant le commun des mortels ayant accès à des technologies complètement inimaginables il y a 20 ans de cela (telles que la vidéoconférence, le multimédia ou les utilisations multisensorielles des téléphones mobiles). Les personnes sont devenues le contenu actif et les producteurs de l’information en réseau.

La pensée et les activités Italiennes relatives au net sont devenues un point central d’explication du mécanisme d’évolution des médias, qui voient la présence de l’utilisateur comme étant toujours plus actif et pertinent. Les expérimentations racontées dans ce livre montrent un réseau de personnes qui agissent comme une alternative aux moyens standardises de production culturels, informationnels et artistiques. Ces personnes inondent leurs propres relations et amitiés politiques, sociales, artistiques directement dans des utilisations créatives des médias; un réseau qui existait avant l’évolution d’Internet, au travers de l’utilisation des BBS et même avant cela par le mail art. Il est possible de comprendre au travers des projets et activités contenus dans ce livre, à quel point la composante centrale du réseau en Italie est composée du tissu relationnel: aller à une conférence, participer à un festival, discuter et partager des projets avec d’autres, se rencontrer dans un bar ou un restaurant avec des personnes qui partagent nos centres d’intérêt, toutes ces situations deviennent des occasions créatives de produire de nouvelles activités et projets.

Le travail de Tatiana Bazzichelli propose que nous percevions notre présent culturel au travers de l’art. L’art peut être utilisé comme un outil pour analyser les processus culturels actuels, et ce genre d’étude, toujours en cours à ce jour - comme le présent ouvrage - est un outil précieux nous permettant de comprendre qui nous sommes et où nous allons. C’est une tranche de culture Italienne à l’intérieur du réseau, une leçon d’importance pour les jeunes et de nombreu·ses·x étudiant·e·s, universitaires, critiques et artistes qui pourront puiser leur inspiration de ce texte bien que ne connaissant pas les origines du net.art et de la culture Italienne numérique.

L’Italie est un pays contrôlé par des moyens de communication médiatique à sens unique, et tout particulièrement la télévision: il est plutôt pertinent que la résistance à un médium collectif se fasse par l’utilisation d’un médium connecté, et en même temps, donne naissance à une tradition artistique du réseau impliquant le pays dans son ensemble et reste toujours en évolution. Lors de la création d’une connectivité tellement étendue, l’accès libre au net crée une occasion de développer les moyens de communication de chacun depuis la base, en la façonnant aux besoins de tous - besoins qui deviennent une pratique artistique subversive afin de créer de nouvelles étapes pour permettre la participation libre et la visibilité pour tous. Je soutiens l’effort de Tatiana Bazzichelli en ce sens. Ainsi que ce livre.


  1. Même s’il n’a jamais traité directement de quoi que ce soit s’approchant d’Internet, Marshall McLuhan l’a en un certain sens anticipé dans le cinquième chapitre de Understanding Media, en prédisant le développement de technologies électroniques au travers desquelles non seulement nos sens, mais aussi nos consciences pourront véhiculer (le livre fut écrit en 1962 et publié en 1964).

  2. Pour un approfondissement sur les concepts de taggage et partage de signets, se reporter aux descriptions sur les pages Wikipédia respectives: en.wikipedia.org/wiki/Tags et en.wikipedia.org/wiki/Social_bookmarking.

  3. Respectivement « social bookmarking » et « tagging », N.d.T.

  4. http://del.icio.us

  5. www.asmallworld.net

  6. www.flickr.com

  7. www.youtube.com

  8. La déclaration du jury pour la catégorie www se trouve sur le site de l’édition 1995 du Ars Electronic Festival: https://tinyurl.com/y745rnkl.